The average age for a man in the Bronze Age was eighteen; in the Roman era, twenty-two.
Heaven must have been beautiful then.
Today it must look dreadful. When a man reaches forty, he has no chance to die beautifully.
No matter how he tries, he will die of decay. He must compel himself to live.”
On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une loi de la Nature ; ce n’est pas ma faute.
Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis deux mortels mois, ce n’est pas ma faute.
Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.
Il suit de là, que depuis quelque temps je t’ai trompé : mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte ! Ce n’est pas ma faute.
Aujourd’hui, un mec que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.
Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n’a accordé à certains que la constance, tandis qu’elle donnait à d'autres l’obstination, ce n’est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’ai fait avec un autre Ricky Martin. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t’ai pris avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute.
"Pretty", vite dit: le badge est vraiment moche mais la cause est très belle.
Et je joue my own banjo de vieille taffiolle, so première Reine de GA en ... ouhlà ! 2005 ?:
Moi, gay, franchouille, casse couille, amoureux et métèque sur les bords, mon identité dans la Nation, c'est quoi ?
Je me sens femelle acceptante, genre outre antique en peau, réceptacle de marbre à l'accent de façade tout aussi bien, calice désiré, déesse d'une certaine fécondité.
Un truc bien ancien qu'on aurait pu tailler dans la pierre à l'âge où.
Un viol, dire le terme ...
Je m'en amuse, tout autant que je m'abolis, couché sur mon sofa faisant la folle cérébrale affalée. Interdite.
Sauf que rien ne sort, rien, jamais ... de moi.
Viole, gambe, vielle; viol, jambe, vieille ...
Pour un certain, savoir que je suçais mieux.
Et être satisfait. J'espère.
Je me souviens d'un certain à l'âge des possibles qui ne croyait plus en la naïveté.
Qu'avais-je donc alors à lui opposer sinon l'ennui des cadres et la surhumaine engeance des instants transfigurés.
Mon amour, qui dirait ?
Je vivais ces moments spermatiques et libéraux comme on reçoit une eau bénite ou la redevance télévisuelle, de l'au delà et en PCV. Etranger.
Plus que pain et moins que bénit, en image et sage en apparence, je le dévorais les yeux bandés. Et visuel, certes, il était.
Je vois, je revois la belle personne.
Je l'ai flingué, je ne revois personne.
Je crois qu'elle ne m'a pas pardonné de m'avoir aimé, sachant ce qu'elle savait être : malade, trop jeune, offerte, plan culs, foutue.
Qu'elle a cru que je pouvais me passer d'elle alors que tant d'autres sont passés, malades, trop jeunes, offerts.
Qu'elle s'est sentie sale pour ça, d'avoir décidé de ne pas pouvoir me retenir, de pouvoir me retenir. Foutue alors qu'à sa place, d'autres ...
J'ai revu la belle personne. Le film est à pleurer.
De bonheur.
En CM1, ma maîtresse préférée s'appelait mademoiselle Lorin.
Un jour de décembre, je me souviens des gouttes froides frappant les fenêtres, la lumière des néons blafards , le bureau de bois clair et sa blouse blanche.
Mon tablier bleu à carreaux rouges tout aussi bien, ma frange de gentil garçon blond, et ce cahier de poésie où on devait faire des dessins ...
Le poème était de Maurice Careme :
"Une fourmi de dix-huit mètres
avec un chapeau sur la tête
ça n'existe pas, ça n'existe pas
Une fourmi traînant un char
plein de pingouins et de canards
ça n'existe pas, ça n'existe pas
Une fourmi parlant français
parlant latin et javanais
ça n'existe pas, ça n'existe pas
eh ! et pourquoi pas !"
Sur l'estrade, les mains croisées dans le dos, j'ai rajouté:
"Ton cul."
J'étais un peu amoureux, elle était fiancée, je suis petit, j'étais pas jaloux ...
J’ai pris le pli de payer les garçons et de céder au sacrifice des amours tarifées.
Je lis ce qu’on a pu écrire sur leur commerces, sur les lieux adéquats où leur chair dévêtue sait s’offrir à l’étal.
Où pour un sous de plus, s'étalent les fauteuils, profonds, en leur velours crasseux.
Les bosquets jonchés d’odorantes mandragores au soleil qui s’enfuit, pays lointains, les Eros Center, leurs yeux qui s’écarquillent aux sexes écartés sur l'écran bosselé.
Les vieilles fiottes, quatre pattes bouche ouverte, lapant comme des chiens.
Viens.
Je sais les pratiques à refréner, la tendresse humiliante qu’ils refusent aux réprouvés, la misère en radeau, le baiser à fond de bouche aux saveurs d’héroïne d’où les crachats comme les rires fusent une fois le dos tourné.
Cela ne m’empêche pas d’y retourner.
Le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars qui n’ont pas d’odeur, les miettes, les maladies, le sordide sublime des détails interdits, tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché sensass’ aux esclaves sexuels m’excitent en un climax.
Et me plaît au-delà du raisonnable.
Je sais ce qu’il y a de vrai.
Car ces David attrayants ne laissent pas voir leur fronde.
« L’argent et le sexe, je suis au cœur [du] système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »
«Each man cares the thing he loves
Each man kills the thing he loves ...»
Le parking demeurait vague et vide, agité du seul battement d'un vent sous le soleil.
«Some does it with a bitter look
Some with a flattering word ...»
La machine Selecta restait silencieuse.
Elle alignait ses matrices de métal parallèles, courbes et infertiles et se proposait de ne rien délivrer, pourvu qu'on continuât d'y faire l'appoint.
« The coward does it with a kiss
The brave man with the sword ... Yet ...»
Dans le couloir feutré s'éloignait la Petite Chose, un ex.
«... Each man cares the thing he loves
Each man kills the thing he loves ...»
Assise en face de moi, une femme de 30 ans sans âge, à la jupe banale et correcte, les yeux effraies et fous, affairés, malheureux.
« ... For each man cares the thing he loves
But each man doesn't die ... »
Dans cette image se cache un ministre.
Je l'ai aimé à Prague, je crois, dans un hôtel de banlieue, à livre ouvert. Sa voix couvrait les jérémiades et même l'amour qui naissait. J'ai voulu faire pareil, je crois ...
A 18h27, rue aux Ours (Paris, 3°, en face du Dépot), je me suis dit que l'ignorance coûtait la peau du cul.
Réalité ≤ Puissance ≤ Jouissance.
J'attends une pluie d'été.