08/02/2010

08/02/10 - 21:42

"Some think it's noise, I think it's pretty"



"Pretty", vite dit: le badge est vraiment moche mais la cause est très belle.
Et je joue my own banjo de vieille taffiolle, so première Reine de GA en ... ouhlà ! 2005 ?:
Moi, gay, franchouille, casse couille, amoureux et métèque sur les bords, mon identité dans la Nation, c'est quoi ?

04/01/2010

04/01/10 - 01:54

One Réveillon in Bangkok.


So let's Murray Head mourir.

18/12/2009

18/12/09 - 21:06

Qui c'est qui fait de jolis cakes ?




Un résumé de ma vie: tu veux être gentil, tu te fais prendre, tu te casses la gueule et au final, tu assassines.

05/11/2009

05/11/09 - 23:41

Les yeux ouverts.



La bouche close.
Dites-moi que c'est mieux.

31/10/2009

28/10/2009

28/10/09 - 00:48

Tous les matins du monde.



A. est.
O. devient.

Les mâles dominants s'amusent.

Je me sens femelle acceptante, genre outre antique en peau, à l'accent de façade, réceptacle de marbre tout aussi bien, calice désiré, déesse d'une certaine fécondité.
Un truc bien ancien qu'on aurait pu tailler dans la pierre à l'âge où.

Un viol, dire le terme ...
Je m'en amuse, tout autant que je m'abolie, couché sur mon sofa faisant la folle cérébrale interdite.
Sauf que rien ne sort, rien, jamais ... de moi.

Viole, gambe, vielle; viol, jambe, vieille ...
Pour un certain, savoir que je suçais mieux.
Et être satisfait. J'espère.

25/10/2009

25/10/09 - 02:17

L'être des possibles.



Je me souviens d'un certain à l'âge des possibles qui ne croyait plus en la naïveté.
Qu'avais-je donc alors à lui opposer sinon l'ennui des cadres et la surhumaine engeance des instants transfigurés.
Mon amour, qui dirait ?

Je vivais ces moments spermatiques et libéraux comme on reçoit une eau bénite ou la redevance télévisuelle, de l'au delà et en PCV. Etranger.
Plus que pain et moins que bénit, en image et sage en apparence, je le dévorais les yeux bandés. Et visuel, certes, il était.

Je vois, je revois la belle personne.
Je l'ai flingué, je ne revois personne.

Je crois qu'elle ne m'a pas pardonné de m'avoir aimé, sachant ce qu'elle savait être : malade, trop jeune, offerte, plan culs, foutue.
Qu'elle a cru que je pouvais me passer d'elle alors que tant d'autres sont passés, malades, trop jeunes, offerts.
Qu'elle s'est sentie sale pour ça, d'avoir décidé de ne pas pouvoir me retenir, de pouvoir me retenir. Foutue alors qu'à sa place, d'autres ...

J'ai revu la belle personne. Le film est à pleurer.
De bonheur.

22/10/2009

22/10/09 - 22:37

J'ai couché avec Jean Sarkosy.



Ethan Shoshan


En pensant à l'avenir ... what else ?

13/10/2009

13/10/09 - 22:04

La poésie est morte quand j'avais 9 ans.


En CM1, ma maîtresse préférée s'appelait mademoiselle Lorin.

Un jour de décembre, je me souviens des gouttes froides frappant les fenêtres, la lumière des néons blafards , le bureau de bois clair et sa blouse blanche.
Mon tablier bleu à carreaux rouges tout aussi bien, ma frange de gentil garçon blond, et ce cahier de poésie où on devait faire des dessins ...

Le poème était de Maurice Careme :

"Une fourmi de dix-huit mètres
avec un chapeau sur la tête
ça n'existe pas, ça n'existe pas

Une fourmi traînant un char
plein de pingouins et de canards
ça n'existe pas, ça n'existe pas

Une fourmi parlant français
parlant latin et javanais
ça n'existe pas, ça n'existe pas

eh ! et pourquoi pas !"


Sur l'estrade, les mains croisées dans le dos, j'ai rajouté:

"Ton cul."

J'étais un peu amoureux, elle était fiancée, je suis petit, j'étais pas jaloux ...

08/10/2009

08/10/09 - 23:11

Plagiat de la "Mauvaise Vie".


J’ai pris le pli de payer les garçons et de céder au sacrifice des amours tarifées.

Je lis ce qu’on a pu écrire sur leur commerces, sur les lieux adéquats où leur chair dévêtue sait s’offrir à l’étal.
Où pour un sous de plus, s'étalent les fauteuils, profonds, en leur velours crasseux.
Les bosquets jonchés d’odorantes mandragores au soleil qui s’enfuit, pays lointains, les Eros Center, leurs yeux qui s’écarquillent aux sexes écartés sur l'écran bosselé.
Les vieilles fiottes, quatre pattes bouche ouverte, lapant comme des chiens.
Viens.
Je sais les pratiques à refréner, la tendresse humiliante qu’ils refusent aux réprouvés, la misère en radeau, le baiser à fond de bouche aux saveurs d’héroïne d’où les crachats comme les rires fusent une fois le dos tourné.
Cela ne m’empêche pas d’y retourner.
Le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars qui n’ont pas d’odeur, les miettes, les maladies, le sordide sublime des détails interdits, tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché sensass’ aux esclaves sexuels m’excitent en un climax.
Et me plaît au-delà du raisonnable.

Je sais ce qu’il y a de vrai.
Car ces David attrayants ne laissent pas voir leur fronde.
« L’argent et le sexe, je suis au cœur [du] système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

25/09/2009

25/09/09 - 00:24

Google mon amour.



Au souk, dans une échoppe d'écharpes ... conversant avec le commerçant, un peu lubrique. 2003.
Perché sur une tombe dans le désert de Zénobie, faisant des signes, 2003.
Placide affalé un canapé néo-soviet à Zurich, fumant du foin qui faisait me rire devant "Gold Member", 2004.
Olé olé avec une espagnole, me volant des capotes au coin de mon lit, 2004.

2009. Le re-Googleliser. Initiales B. B.
Et le retrouver ...

21/09/2009

21/09/09 - 23:48

Wild(e).


«Each man cares the thing he loves
Each man kills the thing he loves ...»


Le parking demeurait vague et vide, agité du seul battement d'un vent d'Est sous le soleil.

«Some does it with a bitter look
Some with a flattering word ...»


La machine Selecta restait silencieuse.
Elle alignait ses matrices de métal parallèles, courbes et infertiles et se proposait de ne rien délivrer, pourvu qu'on continuât d'y faire l'appoint.


« The coward does it with a kiss
The brave man with the sword ... Yet ...»


Dans le couloir feutré s'éloignait la Petite Chose, un ex.

«... Each man cares the thing he loves
Each man kills the thing he loves ...»


Assise en face de moi, une femme de 30 ans sans âge, à la jupe banale et correcte, les yeux effraies et fous, affairés, malheureux.

« ... For each man cares the thing he loves
But each man doesn't die ... »


Chatelet – Les Halles ?
Guère mieux.

14/09/2009

14/09/09 - 22:25


J'ai la bite qui a rétréci.

20/08/2009

20/08/09 - 21:32

La mauvaise vie.



Dans cette image se cache un ministre.
Je l'ai aimé à Prague, je crois, dans un hôtel de banlieue, à livre ouvert. Sa voix couvrait les jérémiades et même l'amour qui naissait. J'ai voulu faire pareil, je crois ...

14/08/2009

14/08/09 - 00:45

"Je ne veux pas savoir ce que je ne connais pas"



A 18h27, rue aux Ours (Paris, 3°, en face du Dépot), je me suis dit que l'ignorance coûtait la peau du cul.
Réalité ≤ Puissance ≤ Jouissance.
J'attends une pluie d'été.

06/08/2009

06/08/09 - 21:16

Espace public.



Toilettes des Souffleurs (Paris, 3°). Je ne fais jamais pipi ... J'avais juste envie de vomir.

06/08/09 - 01:00

Le divin Mozart traduit pour les déshérités.



Acte I

Pendant que son larbin Leporello fait le chouf, Don Giovanni, qu’est un queuetard first class, bouyave la môme Anna chez le daron de celle-ci.
Finalement, la meuf vagit trop ve-gra et ils se font griller par le paternel qui veut charcler le lascard.
Mais Don Giovanni a un schlass et fume le vieux sur place.
Là, la poule maudit son keum pendant qu’il se vesqui avec le larbin.

En traçant, ils croisent Elvira, une ex qu’est prise-de-tête. Alors Don Giovanni lâche l’affaire pour se mettre au vert et la refile au domestique.
C’est l’aube dans la té-ci.
Don Giovanni a de nouveau envie de fourrer et tente de se taper une pecnode un peu dèbe qu’il chourave à son jules le jour de ses noces. Mais il se fait pouraver par Elvira qui passait par là. Il la baratine et poucave Leporello à sa place.

Acte II

Le larbin badtripe et veut s’arracher la té-ci. Mais Don Giovanni l’ambiance. Il finit avec le starco du Don à gué-dra Elvira sous son balcon quand le jules de la pecnode le choppe. Arrive Anna et sa clique, qui veut le buter … mais qui calcule qu’elle est carotte et que c’est pas le bon.

Leporello se calte fissa et retrouve Don Giovanni qui se la pète devant la statue du paternel, celui-là même qu’il a refroidi pas plus tôt que la veille. Pas verni, voilà que la statue qui se met à branlocher du chef. Don Giovanni lui claironne à la one-again: «Viens donc criave dans ma piaule». La statue du vieux s’anime. Elle lui fait « OK ça m’kiffe, j'te prends après ». Là, le larbin pète de trouille.

Le soir dans sa taule, Don Giovanni fait le mariole en baffrant et Leporello bouffe en scred dans la kitchen. Se pointe la statue du vioque qui choppe le Don et lui commande de se repentir. Don Giovanni lui fait zboub ! Et tombe dans les feux de l’enfer en chantant AAAAAh ... Aaaah ... Eurk !

Arrivent la Anna, la Elvira, la pecnode et son jules pour zigouiller Don Giovanni.
Too late, il a crevé en Enfer.
Alors tout le monde est gai et dit «Bien fait pour race, T'avais qu'à m'aimer !».

FIN

01/08/2009

01/08/09 - 23:14

Tandis qu'une étoile pale et fine s'effaçait.


On dit que, lorsqu'Adam mourut, Caïn lui mit trois graines dans la bouche et l'enterra.

Sitôt en terre, un arbre immense surgit de sa bouche tandis qu'une étoile s'effaçait.
Des siècles plus tard, le roi Salomon - ignorant du passé - fit abattre l'arbre et se servit de son bois pour bâtir un pont par dessus le fleuve.

On dit que la croix du Christ, avant la fin des temps, fut bâtie de ce même bois, récupéré.

Le ciel se fit ténèbres quand une étoile pâle et fine, parait-il, paraissait.
Alors la parole, comme une graine germée d'avant, fut ...

Au XXème siècle et du même bois, la pipe de Freud - dit-on - lui donna le cancer.
Mon amant que je fume, mon Abel, l'Ogre d'avant... L'Autre de tout temps m'a donné trois graines pour que je me taise.

27/07/2009

27/07/09 - 22:31

Psychanalysé et prophylaxé, mais toujours con et vulgaire ...



Dans tous les cas, j'me pousse ou je balance ...

07/07/2009

07/07/09 - 22:47

Chanteur de charme.


Je suis un homme armé.
Apologie sans réserve.


J'aurais pu, à l'extrême limite, opérer un fellation à Gros Cul.
Flacide.
Mais même ça, j'en ai la certitude, n'aurait pu suffire.

J'ai décroché le téléphone, j'ai appelé l'autre :
Ses cheveux tombent ... Rien ne peut endiguer la perte.








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