Les séries, c'est de la fiction (ça veut dire que ça n'existe pas).
Dans les séries américaines, on voit des blondes héler des taxis dans l’East village et s’y engouffrer en souriant sans jamais être décoiffées.
Elles dégrafent leur imperméable en retrouvant leurs amies blondes dans un coffe-shop hype où elles gloussent leur désespoir et leur dernière pipe entre deux gorgées.
Dans les séries américaines, on voit des blondes qui se sentent seules et trouvent ça injuste d’être jeunes, sucessful, bien coiffées en escarpins Prada® et de ne pas rencontrer le grand amour.
Alors elles font du Yoga avec un coach pour ouvrir leurs chakras en se promettant de s’améliorer pour trouver Mister Big …
Dans les séries américaines, il arrive que les blondes flirtent longtemps avec un Mister Big en souriant hystéro-Colgate® de cocktails en cocktails. Puis elles rejoignent leurs amies blondes dans un restaurant smart pour savoir si elles peuvent se faire enculer par engagement sans avoir l’air d’une pute.
Alors, la mèche toujours impec, elles hèlent un énième taxi dans l’East Village et vont, telles Cendrillon, retrouver le Big Mister.
Dans les séries américaines, on voit des bougies partout dans des apparts cosy baignés de tunes jazzy quand les blondes rejoignent Mister Big. Et puis souvent, il y a un fondu enchaîné …
Au matin, les blondes sont un peu gênées parce qu’elles ont le sphincter moins étanche, une haleine de poney et que Mister Big a un peu ronflé en dormant. Et puis, qu’au final, il n’avait de Big que le mystère. Alors elles s’enfuient en taxi en tapotant un sms de leurs doigts manucurés pour prévenir leurs amies blondes qu’elles ont été trop connes.
Les séries, c’est de la fiction, il n’y a rien de vrai : Les blondes hystériques, égocentrées et connes n’ont pas assez de fric pour se payer tant de trajets en taxi. A la limite, elles peuvent continuer de foirer leur vies, mais en métro.
28/12/07 - 16:10
J'ai éclaté en sanglots.
Merci.
kassnoizett